Comment accrocher l’oeil ? Comment convaincre ? Qu’est-ce qu’un bon texte d’annonce et quelles sont les erreurs à éviter ? Sous son apparence fragile et ridiculement simple, un texte « liens sponsorisés » n’en reste pas moins la passerelle entre l’internaute qui recherche et le site qui attend l’internaute. En quelques mots, tout se joue : la promesse de l’offre, la crédibilité, la notoriété à travers la position etc… Comme évoqué dans un précédent post, le texte est l’un des trois maillons d’une chaîne vertueuse qu’il est nécessaire de conserver intègre, d’un bout à l’autre. Pour aller un peu plus loin, voici rassemblées en 7 règles d’or les points qu’il me semble important de ne jamais oublier lorsqu’on construit ou optimise une campagne publicitaire « texte » de type Google ou Yahoo.
1- Faire apparaître le mot dans l’annonce. Il ne s’agit pas d’utiliser massivement la balise Keyword, qui permet la reprise automatique et en gras du mot clé dans le texte (cette astuce aujourd’hui généralisée présente à mes yeux plus d’inconvénients que d’avantages). Il est préférable de positionner de façon intelligente le terme dans le texte, ce qui nécessite une très bonne et très précise arborescence de campagne.
2- Ecrire simple et clair, deux idées maximum. Il est important de ne pas diluer le message qu’on souhaite faire passer dans une abondance d’infos. Il faut donc se limiter à une idée par ligne. Voici un exemple de texte intéressant, découvert sur Google :
 La ligne titre fournit une information (« promo à -55% »), la ligne 2 précise l’aspect « all inclusive » de l’offre et la troisième associe une marque (forte) et une promesse bonnes affaires (« offres dégriffées »).
3- Mettre en valeur les points forts de l’offre et les présenter de façon très concrète. En quoi êtes-vous meilleurs que vos concurrents ? Préférez-vous vous positionner sur le prix, la marque, la qualité du service ? Bien entendu, à aucun moment il ne faut « survendre » votre offre mais plutôt la « vendre » avec les bons éléments.
4- Eviter les superlatifs. Il y a plusieurs écoles, les tenants du texte percutant et publicitaire, et les adeptes de l’info, ennemie du slogan. Ja fais partie des seconds, considérant même de façon schématique que les liens sponsorisés ne sont pas de la pub. Je m’explique : Google a été rapidement plébiscité pour la pertinence de ses résultats, sa sobriété (pas d’image), la rapidité de l’affichage et… l’absence de publicité, alors que les textes publicitaires ont fait leur apparition très tôt. Dès lors, si on considère que Google n’a jamais « trompé » ses utilisateurs en entrenant un flou réf naturel-réf payant, la meilleure approche n’est-elle pas d’appréhender ces textes comme des résultats de recherche ? Par expérience, c’est ce qui fonctionne le mieux sur les moteurs, en terme de conversion.
5- Tester plusieurs types de textes et optimiser. Mais attention ! les outils comme celui que propose Google pour optimiser automatiquement la diffusion des annonces (le système favorise celle qui a le meilleur taux de clics) sont à mon avis à proscrire. Il faut toujours raisonner en terme de conversion et non uniquement de taux de clics.
6- Etre original ! Se faire remarquer, faire différent, sortir du lot peuvent donner de très bonnes surprises. Un bon exemple qui tourne actuellement est celui-ci :
 Au-delà de la promesse affichée (perdre 5 kilos), la forme du texte détonne par rapport à ce qui fait sur le même secteur concurrentiel. Et de fait donne envie d’aller découvrir ce qui se cache derrière le « ce n’est pas normal ».
7- Vérifier la concurrence. Faire de la veille permanente sur les textes et les offres mises en avant par les concurrents. Vérifier les mots sur lesquels ils s’affichent, ou ne s’affichent pas. Trouver des niches, renforcer des positions ou en lâcher d’autres pour investir les économies sur d’autres termes. Adwords ou Yahoo! Search ou MSN Keyword sont des systèmes dynamiques, où il n’y a jamais rien de figé ! Ni les positions, ni les concurrents (certains disparaissent, d’autres surgissent), ni les performances ou les coûts.
En respectant ces 7 points, en réfléchissant de cette façon, vous pourrez toujours garder une longueur d’avance sur une partie de vos concurrents.




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Hello Antoine,
Merci pour ce rappel de règles essentielles que beaucoup n’appliquent pas assez.
Néanmoins, je suis curieux sur les raisons de ton aversion pour la balise Keyword. Peux tu développer les avantages et inconvénients dont tu parles, c’est très intéressant ! J’ai une problématique à ce sujet en ce moment
De plus, pour ce qui est de se passer de l’optimiseur de la diffusion d’annonce, il est certain qu’il est préférable de se baser sur le taux de conversion. Mais faut-il avoir également installé le conversion tool de Google, ce qui n’est pas le cas de nombreux annonceurs. Et dans ces cas là , plus moyen de suivre la conversion par annonce. A moins que certains outils le permettent ? Mais j’en doute…
Florian
Bonsoir Florian.
mais effectivement je ne suis pas un grand fan de l’utilisation quasi systématique de cete balise. La principale raison est qu’elle est galvaudée. Si elle avait un intérêt évident il y a quelques années, car pas forcément connue de tous, ce n’est plus le cas, à partir du moment où son utilisation s’est généralisée. Juste un exemple. Essaye de taper « appareil numérique » dans Google : la plupart des lignes titres sont identiques, en raison de cette balise. Ou encore « matelas enfant » ou « vacances portugal ». Du coup, difficile de sortir du lot. On peut dire que ne pas l’utiliser permet même de se différencier visuellement, ce qui était l’inverse il y a encore deux ans. Pour résumer, cette balise est devenue pour beaucoup une solution de facilité permettant de répondre à la 1ère des 7 règles : faire apparaîre en gras le mot tapé dans l’annonce.
Aversion est un bien grand mot
Cela dit, j’utilise encore cette balise mais dans des cas précis. Par exemple pour des termes génériques court, que je souhaite faire apparaître en gras jusqu’à deux fois, dans le titre et dans l’une des lignes texte. Ou alors temporairement lorsqu’il faut générer rapidement une grande liste de mots : je peux ainsi comparer des volumes ou des performances, avant de sortir les termes les plus intéressants.
Concernant la mesure de la performance, oui il existe bien sûr des outils qui permettent de se passer de ceux (grand public) proposés par Google. Et grâce auxquels on peut obtenir la conversion par texte d’annonce, referer, plage horaire etc…
Bon récapitulatif des règles à suivre pour optimiser ses campagnes de liens sponsorisés. Je suis entièrement d’accord avec ton commentaire sur l’aspect galvaudé de la balise Keywords qui empêche de sortir du lot si on est en présence d’ acteurs qui utilisent les mêmes ficelles. Dans ce cas là l’originalité doit prendre à la place aux best practices pour tenter de se démarquer.
Cependant, pour moi la règle cruciale est le test. Google (et autres) permet de mettre facilement en place toute une panoplie de tests. Car des fois on part avec des à priori et au final la réalité des chiffres l’emporte.
Donc il faut tester, tester, tester !
Tout à fait d’accord, Loric. Tester, encore et toujours. Des messages de formes différentes, des « call to action », des génériques, avec des rotations d’infos différentes sur les produits ou services. Mais pour que cela ait un sens, il faut mesurer, ce qui bien souvent n’est pas le cas. Sans mesure, par texte, l’intérêt du test reste limité à un aspect formel et au seul taux de clics.