qualityscore.jpgDans quelques semaines, Yahoo! fait du Google ! La firme américaine vient d’annoncer qu’elle allait désormais imposer des CPC minimum par mot-clé, en fonction « de plusieurs facteurs, comme la pertinence de ces mots (mesurée en fonction de la qualité des annonces associées) et le nombre d’offrants et d’offres émises sur le marché des enchères pour un mot-clé en particulier« . Bref, du Quality Score (by Google) à la mode Yahoo.

Concrètement, cela signifie que pour apparaître sur un mot en particulier, un annonceur devra payer au minimum le coût par clic imposé par Yahoo, déterminé en partie par « la qualité de votre annonce ». Lorsque Google évoque un Quality Score, Yahoo parle… d’indice de qualité. De ce fait, le CPC minimum ne sera plus de 0,05€ mais variera en fonction des mots et de cet indice de qualité. Vous n’y comprenez rien ? Normal, c’est fait pour ! Disons que cette boîte noire adoptée désormais par les deux moteurs (et qui intègre plusieurs dizaines voire plus d’une centaine de facteurs différents) a plusieurs vocations. Le côté obscur de la chose, ce sont les vertus de l’opacité : les moteurs peuvent changer les critères, les pondérations entre les différents facteurs pour optimiser (par exemple) les revenus, personne ne s’en apercevrait. Un excellent moyen d’avancer et de faire progresser un business ou une techno en toute discrétion. Vision positive : ces éléments de « qualité et de pertinence » permettent à l’être humain de conserver le contrôle des investissements publicitaires et des optimisations. Tant que la formule restera secrète, personne ne pourra concevoir un logiciel capable d’analyser des performances qualitatives, de mots, textes ou de sites partenaires. On ne s’en plaindra pas !

Une fois cet enjeu posé, et partant du principe qu’on ne pourra jamais réussir à percer le secret, il suffit de respecter quelques règles de base pour bien gérer son investissement et rapidement devenir meilleur que la moyenne de la concurrence. Le premier principe s’inspire du « small is beautiful ». Il est indispensable de créer des groupes de mots-clés précis et d’oublier les blocs fourre-tout de 1 000 à 2 000 termes, repris par une simple balise {keyword}. N’hésitez pas à intégrer à votre campagne des groupes de quelques mots, voire même d’isoler les termes cruciaux pour votre business. Cela prend bien sûr beaucoup plus de temps mais vous permettra d’avoir des textes précis, qui colleront parfaitement aux requêtes sur le moteur. Ce sont les deux premiers maillons de la chaîne vertueuse du Search Marketing.

Ensuite, toute la réflexion doit se porter sur les pages de destination. Faites correspondre au mieux ces pages aux mots et aux textes. Répétez les termes essentiels, indiquez aux robots qui passeront sur ces pages les termes à surtout prendre en compte. Lorsque ces machines établiront une adéquation entre le mot de la campagne, le texte et la page, l’indice de qualité s’affichera en grande forme ! Et vous paierez moins cher par clic. Nul besoin pour le moment de se focaliser davantage sur cet indice opaque. Bien maîtriser ces deux ou trois aspects essentiels vous aoccupera déjà à temps plein. Si d’autres points venaient à sortir et à évoluer, don’t worry, nous gardons l’oeil ;)

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