Quelques petites nouveautés estivales sur le front Google, concernant notamment son très opaque Quality Score. La firme californienne présentait ces modifications sur son blog officiel, le 21 août dernier. Avant d’aborder ces différents points, rappelons que le Quality Score est l’une des plus efficaces boîtes noires créées par les ingénieurs de Mountain View, permettant d’intégrer une notion de pertinence dans le positionnement des annonces publicitaires (par opposition au coût, le côté « + je paye cher, + mon annonce est visible »). Rappelons aussi que le Quality Score est un indicateur qui intègre… + de 90 variables ! (le nombre exact n’est connu de personne, ni même la liste détaillée de ces variables). Parmi elles, on trouve le taux de clics du moment dans la campagne mais aussi dans l’ensemble des comptes Google, le taux de clics du groupe d’annonce, du compte ou encore la qualité estimée (par le robot Google…) de la page de destination.
Maintenant, place aux nouveautés et à leur signification.
1- Calcul du Quality score pour chaque requête, et non toutes les 3 ou 6 heures comment c’est encore le cas aujourd’hui. Cela va permettre à Google d’afficher des liens sponsorisés en adéquation beaucoup plus précise avec la requête tapée sur le moteur. Un bon point pour les taux de clics, donc pour les coûts par clic et in fine pour les conversions (sous réserve de bonnes pages de destination).
2- Disparition du statut « inactif pour la recherche ». Avec ce nouveau calcul du Quality Score en temps réel et en fonction de la requête, ce statut devient obsolète. Autrement dit, chaque mot présent dans une campagne aura sa chance, en fonction de la requête effectuée sur le moteur.
3- Conséquence logique, le CPC minimum exigé pour un mot, en fonction de son Quality Score, va disparaître. Il sera remplacé par une « enchère pour la première page » : un CPC exigé pour apparaître dans les 10 premiers liens sponsorisés, sur un mot-clé donné. Ce point constitue une bonne nouvelle pour les annonceurs qui a priori ne subiront plus les 4€ voire les 8€ par clic parfois exigés de façon inexplicable par une machine capricieuse… La stratégie CPC par mot deviendra ainsi plus transparente et rationnelle, ce que beaucoup souhaitaient (et nous en faisons partie
.
Ces trois points, d’apparence anodins, devraient avoir quelques conséquences sur la façon de gérer et d’optimiser des campagnes de search marketing. D’abord, c’est la consécration du listing et de « la longue traîne ». Chaque annonceur ou responsable de compte devra plus qu’avant réfléchir aux mots-clés en tant que termes exacts, plutôt qu’en requête large. Ensuite, on peut considérer que certains CPC « première page » augmenteront naturellement, à partir du moment où le coût de l’affichage sur cette page-graal sera dévoilé par Google pour chaque mot-clé. Enfin, ces nouveautés nécessiteront probablement une attention plus accrue sur chaque compte, notamment sur ceux qui absorbent plusieurs milliers d’euros quotidiennement et dont la rentabilité globale dépend d’une poignée de termes stratégiques et concurentiels.
Pour le moment, ces changements sont en test sur les campagnes de quelques annonceurs seulement. Ils devraient rapidement être généralisés à l’ensemble des comptes, à travers le monde. Leur intégration dans l’API interviendra à ce moment-là.




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la notion d’ »enchère pour la première page » est la nouvelle fonctionnalité qui m’interpelle le plus. Elle permettant d’avoir une meilleure vision du niveau d’enchère pour un mot clé donné.